Premier colon de Sainte-Anne-de-la-Pérade, en Nouvelle-France et Ancêtre des familles Ricard (1667-1726)

La présence du pionnier est signalée pour la première fois dans un acte du notaire La Tousche, le 10 septembre 1664, qui le dit serviteur de Michel Gamelain, au Cap-de-la-Madeleine. M. Gamelain est apothicaire au service de la traite de l’eau de vie avec les Indiens en échange de fourrures. Depuis quand il était là, nous l’ignorons ainsi que son lieu d’origine, car son contrat de mariage est introuvable. Nous ne trouvons rien dans les autres contrats notariés qui pourraient nous renseigner à ce sujet.

Sainte-Anne peut le reconnaître comme son premier colon. Il est au nombre des quatre défricheurs qu’amena Michel Gamelain, au début 1667 (Jean Boullard, Jean Bonneau dit La Grave et Jean Moufflet dit Champagne). C’est le seul de ces premiers colons qui a pris au sérieux son rôle de défricheur. Les autres quittèrent la paroisse peu de temps après.

Le 16 mars 1667, Michel Gamelain lui concède l’île nommée Sainte-Anne dans sa seigneurie de La Pérade. Le 18 novembre 1669, le seigneur Michel Gamelain lui concède une part dans la commune. Le 10 septembre 1670, Esmon de Suève et Thomas de Lanouguère achetèrent les droits de seigneurie de Michel Gamelain.     À partir de cette date jusqu’en 1721, il acquiert, échange et vend plusieurs concessions. C’est un colon exemplaire, pratique et travailleur, qui s’attacha à la terre et vécut du travail de ses mains.

Vers 1675, Jean Riquart épouse Madeleine Pinot, fille de Pierre Pinot dit La Perle. Elle avait à peine quinze ans, étant née aux Trois-Rivières le 25 avril 1660.

Le recensement de 1681 donne à Jean Riquart la profession de boulanger à l’âge de 34 ans, son épouse 20 ans et leurs deux enfants Jean 5ans et Simon 2 ans. Catherine naît le 22 novembre. Il possède trois bêtes à cornes et six arpents en valeur.

Jean Riquart fut impliqué avec son maître dans le procès concernant la vente de boissons aux sauvages, en 1666 et 1667. Il semble que ce ne fut que comme témoin, car dans la sentence rendue par le Conseil Souverain le 20 juin 1667, son nom n’apparaît pas parmi ceux qui furent condamnés à l’amende, ni dans l’enquête criminelle tenue en janvier et février 1665 par Quentin Moral au Cap, et qui incriminait fortement Michel Gamelain.

En 1720, trois de ses fils sur quatre sont mariés et ont choisi la profession de leur père, dans la même paroisse. Sur six filles une demeura à Sainte-Anne.

Le neuf juillet 1726, Jean Riquart décède à l’âge de 90 ans. Il a toujours des descendants Riquart à Sainte-Anne-de-la-Pérade et ailleurs en province.

-Sources Jean Riquart premier colon de Ste-Anne-de-la-Pérade et les premiers seigneurs et colons de Ste-Anne-de-la-Pérade par Raymond Douville

-Société de généalogie de l’Outaouais et Généalogie du Québec et d’Amérique française