Louis-Francois_Richer_Lafleche

Il fût le 2e évêque du diocèse de Trois-Rivières. Mgr Louis-François Richer Laflèche, de la famille des Richer dit Laflèche, dont le premier ancêtre au Canada fut Pierre Richer. Son nom provient de la grande région de La Flèche en France d’où sa famille était originaire. Né le 4 septembre 1818 dans la paroisse de Ste-Anne-de-la-Pérade au Québec, il étudie au collège de Nicolet de 1831 à 1839 et y demeure jusqu’en 1844 comme étudiant en théologie. Il fut économe et enseigna la versification, les belles-lettres et la rhétorique. Il reçoit la tonsure en 1838 et ordonné prêtre le 7 janvier 1844.

En 1844, il rejoint la poignée de missionnaire de la colonie de la Rivière-Rouge. Mal en point pendant presque tout le trajet pour avoir négligé de prendre quelques remèdes avant de partir, il commence à souffrir des rhumatismes dont il ne réussira jamais à se libérer. Il arrive à Saint-Boniface(Manitoba) le 21 juin 1844 et il demeure dans l’ouest jusqu’en 1856. Il va fonder, avec l’oblat Alexandre-Antonin Taché, la mission d’île-à-la-Crosse(Saskatchewan) ou, de 1846 à 1849, il assure l’intendance de la maison-omnibus et l’évangélisation des Indiens qui résident au fort ou dans les environs. Quand sa santé le lui permet, il dessert les Métis de la prairie du Cheval-Blanc (Saint-François-Xavier) et les accompagne à la chasse au bison en 1850 et 1851.

Il connaissait trois langues autochtones : le cri, le chipewyan et le sauteux. Il fut l’un des premiers explorateurs de l’archidiocèse de Keewatin.

Le 7 juin 1853, Mgr Taché le nomme vicaire-général de son diocèse.

En 1856 le grand-vicaire Laflèche se retire à Nicolet

Le 7 décembre 1857 nommé vicaire-général du diocèse de Trois-Rivières et en 1858, le séminaire de Nicolet le nomme préfet des études. Il érigea dans le jardin, un système planétaire unique en son genre au Canada et peut-être en Amérique

En 1859, il est nommé supérieur du séminaire et le 10 septembre 1861, il devient Procureur à l’évêché de Trois-Rivières avec mission spéciale de relever les finances de l’évêché obérées par la construction de la cathédrale qui fut consacrée le 29 septembre 1858.

En 1865, il contribue à fonder Le Journal des Trois-Rivières et y publie des articles ex : il y expose sa conception de la nation et des relations entre l’Église et l’État.

Le 24 novembre 1866, il est nommé évêque d’Anthédon in partibus infidelium et coadjuteur de Mgr Cooke cumfutura successione. Il reçoit l’ordination épiscopale à Trois-Rivières, le 25 février 1867. Il devient administrateur du diocèse de Trois-Rivières le 11 avril 1869, il bénit la nouvelle église de Sainte-Anne-de-la-Pérade en 1869 et assiste au Premier Concile du Vatican le 18 juillet 1870. Il aime visiter les malades, aider les pauvres et se promener dans les rues pour converser avec les gens. Son plus grand drame épiscopat est la division de son diocèse en juillet 1885. Jusqu’à sa mort, il essaya de récupérer la rive sud.

Il avait des débats avec l’archevêque de Québec et l’évêque de Trois-Rivières en autre sur l’université catholique et française à Montréal et des écoles catholiques et françaises au Manitoba. Chaque année, il part en tournée pastorale avec des sermons politiques conservateurs contre les libéraux.

À la fin de mai 1898, il tombe malade et entre à l’hôpital de Trois-Rivières le 6 juillet. Il y meurt le 14 juillet suivant à l’âge de 79 ans. Il a été prêtre pendant 54 ans et évêque pendant 31 ans.

Référence généalogie des Richer de la Flèche et Hamelin

Dictionnaire biographique du Canada

Wikipédia