Né à Sénillé (Poitou) vers 1646. Il arrive à Québec en septembre 1665 comme soldat de la Compagnie de LaNoraye du Régiment de Carignan-Salières. Il passe les trois années qui suivent à son cantonnement de Trois-Rivières et au licenciement des troupes, en 1668, il s’établit dans la colonie. Cette même année, alors qu’il n’a que 22 ans et étant instruit, il se fait octroyer une commission de notaire seigneurial pour les régions de Sainte-Anne et de Saint-Charles-des-Roches (Grondines). Toujours en 1668, il épouse le 8 octobre, une « fille du roi », Françoise Hobbé, parisienne instruite et de bonne famille. Le 16 novembre de la même année, il obtient de Michel Gamelain, la concession d’une terre dans la seigneurie de Sainte-Anne.  En plus de ses fonctions de notaire seigneurial et de défricheur, Michel Roy est aussi procureur, huissier, marguiller et commandant de la milice de La Pérade. De cette union naissent cinq enfants.

Nous ne savons peu de choses sur sa vie familiale, mais nous avons de bonnes raisons de croire que son épouse Françoise s’intéresse au sort de ses compagnes et à l’instruction de leurs enfants. La plupart de ces jeunes femmes sont analphabètes, ou du moins peu instruites. Cependant, nous constatons, en parcourant les documents de l’époque, que plusieurs de leurs enfants savent écrire ou signer leur nom. Françoise Hobbé est la plus instruite du groupe, on peut supposer qu’elle se fait «maîtresse d’école» volontaire.

Françoise Hobbé décède le 12 janvier 1709 à La Pérade et est inhumée le lendemain au même endroit. Michel Roy, qui n’a pas accepté la mort de son épouse, s’éteint à La Pérade le jour de son inhumation, soit le 13 janvier 1709.